Présentation

Une formation unique dans le paysage musical

 

Réunis par une profonde amitié et une sensibilité artistique commune, quatre étudiants du CNSM de Paris se lancent en 2009 dans une aventure inédite : explorer l’univers de la musique de chambre en quatuor de saxhorns.

 

Opus333 pose avec leur saxhorn Willsax

 

Leur passion et leur enthousiasme insouciant les poussent à transcrire eux-mêmes des quatuors de Mendelssohn et de Webern, la musique pour piano de Dvorák, des chœurs de Debussy... La création étant également au centre de leur pratique, ils passent commande à de brillants compositeurs, prêts à révéler les sonorités inouïes du saxhorn (Alexandros MARKEAS, Claude BARTHÉLEMY, Benjamin ATTAHIR...). D’année en année, se construit ainsi un répertoire riche et sur mesure, propice à dépasser les limites académiques de leurs instruments. De même, leur exigence et leur désir constant d’enrichir leur horizon musical les mènent à se présenter dans la classe de la pianiste Claire DESERT et du violoniste Ami FLAMMER au conservatoire de Paris. En 2014, ils y obtiennent un Master de musique de chambre avec les félicitations du jury.

Soucieux de développer et d’améliorer la facture même du saxhorn, ils allient leur expérience musicale avec le savoir-faire du fabricant d’instruments Willson. De leur collaboration passionnée naît le modèle Willsax, que le quatuor joue aujourd’hui en concert.

OPUS 333 est lauréat des concours Bellan (Prix d’Honneur), de la FNAPEC (Prix des Champagnes Mailliard et prix Selmer) et du Festival Chambre avec Vues (1er prix et prix du jeune public). Il s’est notamment produit au Théâtre du Châtelet, à la salle Pleyel, à la Salle Cortot et au Grand Amphithéâtre de la Sorbonne.

A chacun de ses concerts, les musiciens d’OPUS 333 sont heureux de partager leur aventure avec le public, en faisant découvrir ou redécouvrir le saxhorn, en réinventant certains trésors de la musique classique et en collaborant avec des compositeurs contemporains et des artistes de tous horizons.

 


Le saxhorn

Instruments de la famille des cuivres (généralement associés au terme générique « tubas »), les saxhorns sont une famille d’instruments inventée par le génial Adolphe Sax en 1845 à Paris. Facteur d'instruments d'origine belge, Adolphe Sax marqua le monde musical du XIXème siècle par ses découvertes et son inventivité exceptionnelle.

Sa plus célèbre invention est bien sûr le « saxophone », mais on lui doit également la forme de la clarinette basse moderne ainsi que d’autres familles d’instruments aujourd'hui oubliées (les saxotrombas, les saxtubas...). Installé à Paris en 1843, c’est dans cette ville qu’il va connaître ses plus grands succès. Il sera soutenu par de nombreuses personnalités musicales de l’époque comme Donizetti, Auber, Halevy, Berlioz... Ce dernier aura une grande importance dans la carrière de Sax, en publiant notamment des articles sur ses instruments dans le puissant Journal des débats dont il dirige la partie musicale, et en utilisant certains de ses instruments dans ses œuvres (Te Deum, Les Troyens...). C’est cependant dans la musique de scène de l’opéra Jérusalem de G. Verdi que l’on entendra pour la première fois du saxhorn dans une formation symphonique.

 

Opus333 jouant le saxhorn Willsax créé par Willson

 

Avant d’être utilisé dans l’orchestre, c’est d’abord dans les musiques militaires que Sax impose les saxhorns, remplaçant les serpents et ophicléides trop peu puissants pour les demandes modernes et moins adaptés à la musique de plein air. Par la suite, le saxhorn basse (joué par le quatuor Opus 333) s’imposera en France comme la basse des cuivres dans les orchestres symphoniques et sera rapidement appelé « tuba français ». Cet instrument sera notamment utilisé par Debussy, Franck, Fauré, Stravinski, Messiaen ou encore Ravel à qui nous devons le célèbre solo pour saxhorn Bydlo, extrait de l’orchestration des Tableaux d’une exposition de M. Moussorgski. Progressivement remplacé par le "gros" tuba allemand dans les année 1970, le saxhorn basse est aujourd'hui un ambassadeur de "l'exception culturelle française".


Il est encore utilisé dans les formations militaires, les fanfares et orchestres d'harmonie, plus ponctuellement dans les orchestres symphoniques et en musique de chambre. Cet instrument riche en couleurs et en timbres a su convaincre de nombreux compositeurs contemporains tels que G. Grisey, M. Levinas, A. Markeas, C. Barthélémy, B. Attahir... Bien qu’il soit aujourd’hui moins connu que son cousin germain l’euphonium, le saxhorn basse connaît un véritable regain d’intérêt de la part des artistes et des facteurs d’instruments.

 


Les musiciens

 

vianney

Vianney DESPLANTES

Musicien protéiforme aux influences bigarrées, Vianney DESPLANTES aime à varier les modes d'expression et à mêler les univers musicaux.

Né à Bayonne au Pays Basque, il découvre la musique dans la rue et décide tout jeune de jouer du tuba, parce que c'est grave et parce que ça brille (à 7 ans c'est un argument qui compte). C'est ainsi qu'il débute l'apprentissage du saxhorn (« petit » tuba) avec André LASSUS qui lui transmettra sa véritable passion musicale. Il devient ensuite élève de Gérard PORTELLANO au Conservatoire de Bayonne. Finalement séduit par la version réduite du tuba (qui est moins grave mais qui brille autant !), il se consacre à l'étude de l'euphonium. Décidé à faire de sa passion son métier, Vianney est reçu en 2007 dans la classe de Philippe FRITSCH au CNSMDP (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris). Il y étudiera notamment l'harmonie, l'ethnomusicologie, l'improvisation, le théâtre etc...
A la fin de son cursus, il est brillamment récompensé par un Master de saxhorn et d'euphonium mention Très Bien, un prix d'Improvisation Générative mention Très Bien à l'unanimité avec félicitations du jury (classe d'Alexandros MARKEAS et Vincent LêQUANG), ainsi que par un Master de musique de chambre avec le quatuor OPUS 333 mention Très Bien à l'unanimité avec félicitations (classe de Claire Désert).

Avec le quatuor OPUS 333, Vianney DESPLANTES profite d'une amitié humaine et musicale profonde pour explorer toutes les potentialités du saxhorn et goûter aux joies infinies de la musique de chambre. Improvisateur passionné par la création contemporaine et l'expérimentation sonore, il est membre du Collectif WARNING, de l'ONCEIM (orchestre d'expérimentation musicale), et multiplie les collaborations avec des compositeurs, comédiens et danseurs.
Fidèle à ses racines basques, Vianney est également joueur d'alboka et joue dans les groupes Sasi Ardiak et Trikili-Trakala.

Vianney DESPLANTES s'est notamment distingué aux concours de l'UFAM (1er prix en 2005), ainsi qu'au concours International de Tours (1ers prix en 2007 et 2009, prix Fernand LELONG en 2009). En 2008 il intègre le pupitre de saxhorns et euphonium de la Musique de l'Air de Paris.

 

 

 

jean

Jean DAUFRESNE

Jean est un artiste aux multiples facettes. Musicien classique de formation, il évolue dans le monde de la musique classique et contemporaine. Avide d'expérience, il se consacre également à l'improvisation libre et au théâtre instrumental.

C'est à sept ans qu'il débute l'apprentissage du saxhorn à l'École de musique d'Hérouville-Saint-Clair auprès de Vincent REUQUEUT, Michel NICOLLE quatre ans plus tard. Il étudie deux ans avec Bernard LIENARD au Conservatoire de Aulnay-sous-Bois avant de rentrer en 2008 au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris (CNSMDP) dans la classe de Philippe FRITSCH et Jean-Luc PETITPREZ. Il obtient en 2012 son Prix de Paris en saxhorn/euphonium (Très Bien à l’unanimité avec les félicitations du jury), ainsi que son Prix de Paris de musique de chambre en 2014 avec le quatuor Opus 333 (mention Très Bien à l’unanimité avec les félicitations du jury). Il intègre les orchestres de la Musique de l'Air au saxhorn alto en 2010. Il remporte, en 2015, le premier prix du concours International de Tours. Il est également euphonium solo de l'Orchestre de Cuivres de Paris.

Il découvre aussi, au sein du CNSMD de Paris, de nombreuses pratiques artistiques, notamment le théâtre, le théâtre instrumental, la danse contact et l'improvisation générative. Il rentre en 2010 dans la classe d'improvisation générative d'Alexandros MARKEAS et Vincent LE QUANG d'où il sort avec son Prix de Paris (mention Très Bien à l’unanimité avec les félicitations du jury). Il joue dans l'Orchestre National de Création, Expérimentation et Improvisation Musicale (ONCEIM) et le collectif de musique contemporaine et improvisée Warning.

 

 

 

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Patrick WIBART

Patrick commence l'apprentissage du tuba à l'age de 6 ans en Picardie, au Conservatoire de Persan. Très vites repéré pour ses qualités vocales il entre à 10 ans à la Maîtrise de Radio France sous la direction de Toni RAMON. Après cinq années passées dans cette formation il décide de se concentrer sur l'étude du Saxhorn et entre à 15 ans au CNR de Paris puis est admis trois années plus tard au CNSM de Paris dont il est diplômé en 2013 d'un master mention Très Bien à l’unanimité avec les félicitations du jury avec mentions spéciales pour le choix du programme et la polyvalence instrumentale.

C'est avec Michel GODARD qu'il débute le Serpent. En quelques années il devient l'un des spécialistes français de cet instrument et est invité dans des ensembles de musique "ancienne" comme La Fenice, Le Parnasse Français, Les Passions et participe à de nombreux enregistrements, notamment pour le label Ricercar. Il continue cette démarche vers les instruments anciens en se spécialisant dans la pratique de l'ophicléïde et du tuba historique, il est soutenu pour cela par la fondation Meyer en 2011 et 2013.

Bien que régulièrement invité dans des orchestres tels que La Chambre Philharmonique, La Grande Écurie, Les Siècles ou l’Orchestre National de France, la musique de chambre reste son domaine de prédilection. Il est notamment membre du quatuor OPUS 333 avec lequel il est diplômé en 2014 au CNSM de Paris d'un master de musique  de chambre mention Très Bien à l’unanimité avec les félicitations du jury. Il est aussi, avec le  compositeur et chef d'orchestre Benjamin ATTAHIR, fondateur de l'ensemble Ænea et est membre du collectif Spat'Sonore.

 

 

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Corentin MORVAN

Corentin débute l'Euphonium à Nantes avec M. BERGER et obtient brillamment son DEM en 2008. Il se perfectionne ensuite auprès de D. MAILLOT et intègre à l'âge de 17 ans la classe de P. FRITSCH et de J-L. PETIPREZ au CNSMD de Paris. Il finalise ses cursus en 2014 et obtient un Master d'euphonium/saxhorn mention très bien à l'unanimité. Dans un même temps, il suit les cours de J.MACMANAMA et obtient en 2011 une licence de musique de chambre. Il intègre par la suite la classe de C. DÉSERT et A. FLAMER et, en 2014, est récompensé d'un Master de musique de chambre mention Très Bien à l’unanimité avec les félicitations du jury.

Parallèlement à ses études, il se distingue en soliste lors de nombreux concours et remporte en 2010 un premier prix au Grand Concours National de Musique de Levallois-Perret puis, en 2011, un premier prix au Concours National de Tuba de Tours.
En 2012 il obtient le deuxième prix du concours international de Jeju en Corée du Sud, un des concours les plus prestigieux pour l'euphonium.

Corentin se produit régulièrement en soliste avec brass-band, orchestre d'harmonie ou récital avec piano interprétant les grandes oeuvres du répertoire.
Il est également invité à rejoindre les grands orchestres symphoniques français (Orchestre de Paris, Orchestre National de Lille, Orchestre National de Montpellier, Orchestre National de France, Orchestre Philharmonique de Radio France, La Chambre Philharmonique, Orchestre National des Pays de la Loire...) aussi bien pour la pratique du saxhorn et de l’euphonium que de l’ophicléide. Investi dans la musique de son temps, il se produit également avec différentes formations de musique contemporaine (ensemble Offrandes, ensemble L'Itinéraire, collectif Warning...) et collabore avec de nombreux compositeurs (A. MARKEAS, A. DUMONT, B. ATHAIR, C. BARTHELEMY, P. JANSEN...)

Membre-fondateur du quatuor OPUS 333, il considère la musique de chambre comme son moyen d'expression favori et s'y implique tout particulièrement.

Avec cet ensemble il est, en 2012, lauréat du concours de musique de chambre de la FNAPEC et remporte également le prix Selmer. En 2013 il obtient le premier prix et le prix jeune public du concours de musique de chambre de Rabastens.
Il est également second euphonium du Paris Brass Band, champion de France des Brass Bands 2012, 2013 et 2014.

Corentin est professeur de saxhorn/euphonium au Conservatoire des Portes de L’Essonne à Juvisy sur Orge depuis septembre 2011, ainsi qu'au Conservatoire de Persan-Beaumont depuis septembre 2014.